Le second empire 1852 – 1870

La nouvelle constitution

Met en place un régime présidentiel autoritaire : le président jouit de la totalité du pouvoir exécutif et le pouvoir législatif est affaibli.

La préparation à l’empire

Le pouvoir veut surveiller la vie politique et met au point le système de candidature officielle. Seules les listes approuvées par le préfet sont officialisées. Eugène Lefébure devient maire d’Orbey et député. Le 21 novembre 1852 a lieu le plébiscite pour l’acceptation de l’empire : dans le canton : 99.6 % de oui avec une participation de 55 %.

L’empire autoritaire

Une enquête administrative de 1858 confirme que tout est calme dans le canton. Les maires et les curés qui ont une forte influence sur la population sont entièrement dévoués au régime. Il n’y a qu’un trouble- fête, le notaire Jean-Baptiste Petitdemange : « la commune de Lapoutroie est à un certain degré sous l’influence du notaire Petitdemange d’un caractère très remuant. Ses antécédents politiques ne permettent pas à l’administration de compter sur lui ».

L’empire libéral

La libéralisation de la vie politique se fait sentir à partir de 1863. Les électeurs sont plus nombreux à voter et on parle ouvertement d’opposition. Des désaccords dus à des problèmes locaux apparaissent lors des élections municipales ou cantonales. Ainsi en 1855, lors des élections municipales d’Orbey, les habitants des Basses Huttes demandaient la transformation de leur hameau en commune. Au Bonhomme, c’est le commerce du bois qui est sur la sellette suite à des soupçons de collusion entre le maire et les professionnels. Enfin, l’utilisation de l’eau des rivières continue à être une pomme de discorde entre entrepreneurs et industriels.

Le ralentissement de l’économie

La population diminue : 13 456 en 1851 ; 12 791 en 1871. La crise agricole de 1854 – 1856 provoque une augmentation des prix. Les accords douaniers avec l’Angleterre et la guerre de Sécession aux Etats Unis ont des impacts sur l’activité textile. Les industriels obtiennent enfin l’autorisation d’endiguer les lacs malgré l’opposition des agriculteurs. Les travaux ont lieu entre 1857 et 1861. Mais à partir de 1861, les industriels souffrent de la crise, beaucoup de petites entreprises disparaissent ou perdent leur indépendance.

Les indigents

Au nombre de 1 219 en 1859 et 1 519 en 1868, ils représentent 10 % de la population. On distingue deux catégories : les uns vivant dans des conditions hygiéniques passables, les autres, surtout en cas de maladie, privés des ressources les plus indispensables. Cette classe n’est pas homogène allant du petit cultivateur souffrant d’une crise agricole au simple mendiant. On y trouve des vieillards, des enfants abandonnés. A partir de 1853, des bureaux de bienfaisance sont installés peu à peu dans chaque commune. Les médecins cantonaux au nombre de deux à partir de 1856 soignent gratuitement les indigents.

L’enseignement

On compte 18 bâtiments scolaires en 1867 dont la majorité construite après 1833, date de la loi Guizot qui oblige chaque commune à entretenir une école primaire. En 1862, sont créées les bibliothèques scolaires destinées aussi bien aux enfants qu’à leurs parents. Les communes achètent et donnent aux enfants pauvres, des livres scolaires. La commune du Bonhomme se fait remarquer par son dynamisme : en 1869, elle a de loin la bibliothèque la plus fournie : 448 volumes contre 170 à Labaroche, 160 à Fréland, 145 à Lapoutroie, 140 à Orbey. Au Grant-Trait existe une bibliothèque populaire qui dépend de la Société des bibliothèques communales du Haut-Rhin. Les illettrés ont presque complètement disparu du canton : 98 % des hommes et 95 % des femmes savent signer leurs actes de mariage.


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