La période révolutionnaire : 1787 – 1799

On a l’habitude de distinguer quatre périodes :

- La pré-révolution de 1787 à 1789

- Le bouleversement de l’ordre préétabli de 1790 au 10 août 1792

- La chute de la royauté et le régime de la terreur du 10 août 1792 à 1795

- Le régime du Directoire et le coup d’Etat de Brumaire en novembre 1796.

La pré-révolution

création d’assemblées élues : provinciales : une à Strasbourg, districts : six dont Colmar et municipalités. Les élections ont lieu au printemps 1788 : pour les municipales : deux membres de droit : le seigneur et le curé puis des conseillers selon le nombre de feux. Au printemps 1789 ont lieu les élections des députés aux Etats Généraux. Suit la rédaction des cahiers de doléances (ils ont tous disparu sauf un cahier complémentaire de Lapoutroie qui s’attaque surtout aux droits seigneuriaux). Les paysans se soulèvent et saccagent les forêts seigneuriales.

Bouleversement de l’ordre établi

l’Assemblée nationale est formée en juin 1789 suivie de l’assemblée constituante en juillet. La France est divisée en départements (Haut-Rhin et Bas Rhin), districts (Colmar), cantons (Kaysersberg) et communes. Les habitants de langue romane contestent aussitôt l’appartenance des communes de Kaysersberg, Kientzheim, Sigolsheim et Bennwihr au même canton de Kaysersberg. Ce problème sera résolu par le Directoire. En février 1790 ont lieu les premières élections au suffrage censitaire (seuls les citoyens « actifs » qui payent une contribution égale à trois journées de travail peuvent voter) : 1 517 citoyens sont appelés aux urnes pour 8 993 habitants. La participation est de 55% dont 37% au Bonhomme et 68% à Orbey. Justice : deux juges sont élus pour le canton. Une Société des Amis de la Constitution est créée à Lapoutroie le 10 avril 1791.

De mars à octobre 1791, les biens du clergé sont vendus et acquis en majorité par des habitants du Val. Georges Muller, un industriel de Bollwiller achète l’abbaye de Pairis pour en faire un tissage. Le Pape condamnant la constitution, le clergé se divise : les constitutionnels et les réfractaires. Le Val d’Orbey se vide de son clergé. La fuite du Roi en juin 1791 fait craindre une invasion étrangère par les Impériaux. Un appel à volontaires est lancé pour participer à la défense des frontières. Suite à des agitations menées par les prêtres réfractaires, des menaces de guerre et la dévaluation de l’assignat, l’Assemblée législative cherche à sauver la Constitution par une guerre défensive et idéologique et déclare la guerre à l’Autriche le 20 avril 1792.

La chute de la royauté le 10 août 1792

elle est remplacée par la République proclamée le 21 septembre 1792 : c’est l’an I. Une nouvelle assemblée constituante est formée : la Convention. Une nouvelle administration est mise en place. Les menaces de guerres civiles et étrangères incitent à l’instauration du régime de la Terreur. C’est le début de la déchristianisation. Un nouveau calendrier est mis en place le 22 septembre 1793. Les comptes communaux sont arrêtés à cette date pour l’année 1793. La Convention fait appel aux masses en 1793 pour lutter contre l’Europe coalisée. Ensuite, un service militaire obligatoire est instauré ainsi que des réquisitions pour entretenir une armée passée de 645 000 hommes en 1793 à 1 169 000 en 1794. La population locale doit fournir des chevaux, du fourrage et du bois. Le régime de la Terreur se termine le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) par la chute de Robespierre.

Le Directoire

une nouvelle Constitution de l’an III est soumise à référendum en septembre 1795 qui aboutit à un nouveau gouvernement en octobre 1795 : le Directoire. Urbain Maire, notaire à Lapoutroie préside l’assemblée du canton. Il réussit à obtenir le transfert du chef-lieu de canton à Lapoutroie et à détacher les communes germanophones qui sont rattachées au canton d’Ammerschwihr. De ce fait, le baillage du Val d’Orbey apparaît maintenant sous le nom de canton de Lapoutroie en novembre 1796. Les cérémonies religieuses disparaissent et sont remplacées par des cérémonies civiques auxquelles n’assistent que les administrateurs. Des curés réfractaires sont réfugiés à Faurupt au Bonhomme.


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